0
La Paroisse
Réflexion pour le 5e dimanche de Carême
Réflexion pour le 5e dimanche de Carême
© Notre Dame de la Bidassoa

| P. Maxime EDOH 421 mots

Réflexion pour le 5e dimanche de Carême

Résurection de Lazare (Jn 11, 1-45).jpg
Résurection de Lazare (Jn 11, 1-45).jpg ©
Résurection de Lazare (Jn 11, 1-45).jpg

Le silence de Dieu 

n’est pas un aveu de faiblesse !

 

Avec les catéchumènes adultes, notre marche se poursuit allègrement vers Pâques.  En ce 5ème dimanche de carême, la liturgie nous propose le récit de la résurrection de Lazare.

A travers cet évangile adapté aux scrutins que nous célébrons, nous méditerons sur l’apparente absence de Dieu dans nos vies et la victoire du Christ sur la mort.

Marthe et Marie sont affectées par la maladie de leur frère Lazare. Elles font recours à Jésus qui est capable de le guérir. Malgré la sollicitation insistante des deux sœurs, Jésus se consacre à autre chose, il met du temps à les rejoindre.

Entre temps l’irréparable se produisit : Lazare meurt et ce n’est que trois jours plus tard que Jésus arrive.

Les deux sœurs sont inconsolables et expriment leur déception : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». 

Ce cri de cœur de Marthe et marie fait écho à toutes les accusations que nous ruminons intérieurement quelques fois contre Dieu quand sa présence se fait silence dans nos vies surtout aux heures d’épreuves et de déboires : ‘‘ Mon Seigneur, mon refuge, mon secours, c’est toi que j’invoque à tout instant, et tu le sais bien. Comment se fait-il que je traverse les ravins de la mort et tu ne me viens pas en aide ? Seigneur, tu as promis donner en héritage aux descendants d’Abraham, une terre où ruissèlent le lait et le miel ; et pourtant me voici dans la galère ; cela ne te dit rien ! Tout ce que j’entreprends échoue. Chaque jour, je crie vers toi, je t’appelle au secours et pourtant, tu ne me réponds pas. Alors que fais-tu là, Seigneur ! ’’

« Lazare, viens dehors ! Et aussitôt, le mort sortit ». Oui Seigneur, dans ton silence, tu ne dors pas, ne sommeilles pas. Tu veilles au grain et me soutiens. En ressuscitant Lazare trois jours après sa mort, tu viens me rappeler que dans ton silence, tu ne m’oublies pas. Oui, au pire de la tourmente, tu restes maître de toutes les situations éprouvantes, tu es le Dieu des impossibles, le seul, l’unique capable de maîtriser la mort et de vaincre le péché.

Chers amis, en ces jours qui nous rapprochent de Pâques, puissions-nous sortir des tombeaux où nous emmurent nos peurs et nos lâchetés. Puissions-nous comprendre que notre Dieu n’est ni sourd, ni aveugle ; il ne dort pas, ne sommeille pas.

Il sait ce qu’il faut pour notre bonheur et nous l’accomplit à son heure.               

P. Maxime EDOH 

Répondre à () :

advertisment-image

Inscription à la newsletter Notre Dame de la Bidassoa


| | Connexion | Inscription